Saturday, February 6, 2016

J'ai réalisé quelque chose. Il existe une grande marge entre ce que je prêche aux gens en matière de conseils de couple et mes agissements. Si je me contente de regarder mes agissements de manière pure et logique, ce que je fais n'a purement aucun sens. J'ai donc décidé de faire un guide pour survivre en couple. Et oui, un guide. Ce guide reflète la façon dont mon cerveau voit les choses, et non la façon dont mon coeur agit. J'espère qu'en écrivant mes pensées j'aurai plus de facilité à prendre du recul par rapport à mes agissements. Ce sera un début.

1. Aime toi

Définitivement plus facile à dire qu'à faire. Je dois réalisé à quel point je suis une bonne personne. J'ai une tête sur les épaules, du charisme et une rage de vivre. J'aime discuter de n'importe quoi et je suis présente quand les gens que j'aime ont besoin de moi. Je n'ai rien à envier à personne.

Mon coeur: «Oui, mais je suis émotive, et pas juste un peu»
Ma tête: «Cela est également une de tes forces. Tu sais faire preuve d'empathie. Tu es touchée par les choses et tu t'émerveilles de peu. Tu t'acceptes tel que tu es en te laissant vivre ces émotions.»

S'aimer, c'est aussi s'accepter. Accepter que l'on est pas parfait. S'aimer ce n'est pas être aveugle en fermant nos yeux sur nos moins beaux côtés, c'est plutôt savoir qu'ils sont présents et être en paix avec cela. Nos défauts sont et très fort probablement continueront d'être.

2. Accepte d'être aimé

Tu ne vas pas nécessairement comprendre pourquoi, mais certaines personnes vont désirer être en ta compagnie. Ne les repousse pas, ne tente pas de comprendre. Arrête de te demander «pourquoi est-ce qu'il m'aime moi, et pas une autre?» Ces questions ne sont pas saines. Comprendre pourquoi quelqu'un nous aime, c'est mission impossible. Il nous aime un point c'est tout. Je ne lui ai pas tordu le bras, c'est lui qui est venu à moi et qui continue de rester. Il m'aime. Pas par aveuglement et parce qu'il n'a pas encore trouvé mieux, mais parce qu'il m'a trouvé moi. 

3. Je mérite le bonheur que je ressens

Je ne suis pas une imposteur. Je n'ai pas déjoué quoi que ce soit. Je suis bien et je ne dois pas m'en vouloir pour cela. J'ai le droit d'avoir ce bonheur et celui-ci ne résulte pas du fruit du hasard. J'investi du temps dans cette relation et comme le dit le dicton méga quétaine: «on récolte ce que l'on sème».  Si cela va bien et que je ressens du bonheur grâce à cette relation, c'est aussi parce que j'y ai mis du mien.

4. C'est normal que tout n'aille pas TOUT LE TEMPS bien

Des hauts et des bas, c'est tout à fait normal. Dans n'importe quelle relation, que ce soit amicale ou amoureuse. Les bas sont là pour nous permettre d'apprécier les hauts. Ce n'est pas parce qu'il y a de moins bons moments que je dois me culpabiliser pour ça. Je ne m'énerve pas quand j'ai de moins bonnes passes avec mes amies, alors je ne devrais pas plus m'inquiéter si il s'agit de mon chum. Oh et: ce n'est pas parce que vous avez une moins bonne passe qu'il va automatiquement te planter là. Et si jamais il le fait, il t'aura rendu un service car il serait un imbécile.

5. Je ne suis pas responsable de tous ses agissements

Mon chum est une personne à part entière et donc est responsable de ses agissements. Si une journée il est plus triste que d'habitude, ce n'est pas de ma faute. Même si je n'étais pas avec lui, il se serait senti de la sorte

6. Même si tu l'aimes, ne passe pas tout ton temps avec lui

C'est important de garder son cercle social. Autant pour toi, que pour ton couple. Quelqu'un qui n'a pas d'autres intérêts que d'être en couple, c'est salement ennuyant. J'aime les gens qui ont une rage de vivre et le minimum que je peux faire c'est de commencer par être cette personne moi-même. Ma planification de ce que je vais faire le mois prochain ne dépend pas juste de lui. Je lui fais une place dans ma vie, mais pas au détriment de toutes les autres choses que j'aime faire. S'isoler lorsque l'on est en couple, ce n'est pas de l'amour, c'est de la folie.

Thursday, January 7, 2016

Aujourd'hui, je me sens mieux. Je suis un peu d'humeur marabout, mais je suppose que cela est normal de temps à autres. J'ai l'impression qu'à cause de la réaction de mon copain à mes pleurs, j'ai essayé de les censurer. J'ai commencé à avoir le sentiment que je devais les retenir, que si un d'eux s'échappait tout serait ruiné.

Ce sentiment est loin d'être sain. J'ai le droit de pleurer. La peur de ce sentiment ne fait qu'empirer les choses. Il faut impérativement que j'arrête d'alimenter cette boucle. J'ai peur de pleurer --> Je pleure --> j'ai peur d'avoir détruis mon couple --> Je n'arrête pas de m'excuser--> Je me sens coupable

Quand j'écris cette chaîne, je constate à quel point elle est ridicule. Quand je suis dedans, c'est une autre histoire. Il est ridicule que je m'en fasse à ce point de mon couple. Tout va à merveille et il est tout à fait normal que parfois, mon moral soit un peu bas. AUCUNE raison de culpabiliser pour cela.

Friday, December 4, 2015

Je t'en veux

Je t'en veux. Pis pas juste un peu.

Hier, je t'ai écris à quel point je t'aimais et que j'étais bien avec toi. Toi, tu as usé du silence comme réponse. Tu étais distant dans notre conversation et je savais que tu n'allais pas bien. J'ai stupidement essayé de te consoler, pensant que c'était ton stress de fin de session qui te tracassait. Tu as joué le jeu et m'a remercié, sans plus, pour mon attention.

Tu m'as alors dit que tu voulais qu'on parle et si j'étais disponible maintenant. Je t'ai dit oui, bien évidemment.  Cela tu ne le sais pas, mais mon coeur battait la chamade. Je me doutais bien à présent que ton humeur avait un lien avec moi. 

Tu m'as appelé et ta voix était loin d'être enjouée. Tu y avais réfléchi que tu disais, et par toi même t'étais arrivé à la conclusion que j'étais trop émotive. Tu disais que si jamais dans le futur t'aurais besoin de mon support, je ne serais pas en mesure d'honorer cette demande. Tu disais que quand je pleurais, tu ne savais pas comment agir. Tu disais que t'avais trop peur de me faire mal.

Sur le coup, j'ai essayé de comprendre ton point. Cela aussi tu ne le sais pas, mais des larmes coulaient sur mes joues durant l'entièreté de cette conversation. Je te l'accorde et je te l'ai accordé, je pleure énormément. Je suis émotive et honnêtement, je ne pourrais jamais avoir un coeur de pierre, jamais.

On est resté je ne sais combien de temps au téléphone, à essayer tant bien que mal de trouver un arrangement qui te convenait, qui nous convenait. J'ai essayé de te l'expliquer, mais je ne crois pas que tu ai tout à fait saisi la chose. Mes pleurs n'ont pas la même signification que les tiens. Quand je pleure, oui parfois c'est par tristesse, mais ce n'est pas toujours le cas. Je peux pleurer parce que je suis émue, de la même façon que je peux pleurer parce que j'en avais besoin. Les pleurs, à mes yeux, ce n'est pas quelque chose d'intrinsèquement négatif. C'est une sorte de libération

Je te l'ai dit, mais je l'écris à nouveau ici: Je veux être là pour toi. Je veux être assez forte pour te supporter quand tu en as besoin. Je veux que tu comprennes que tes émotions ont autant d'importance que les miennes dans notre relation. Et si tu veux vraiment la vrai vérité, je passe tes émotions bien avant les miennes. MAIS, je sais qu'il y a place à amélioration. Je sais que je peux faire mieux et je travaille là-dessus. Je sais que ce n'est que des paroles, mais les actions vont suivre. Cela tu ne le sais pas, mais je me le suis promis. Je veux m'améliorer et je veux que tu te sentes bien. C'est extrêmement important à mes yeux.

Alors pourquoi je t'en veux?

Je t'en veux parce que tu me reproches d'être émotive. Ça me fait chier, parce que je suis bien d'accord avec toi. Moi aussi, je me trouve trop émotive. Ça m'énerve que tu me le reproches, même si tu en as le droit. Tu m'as dit que c'était le seul aspect de moi qui te faisait douter pour notre futur. LE SEUL ASPECT. Je ne comprends pas pourquoi tu focus là-dessus. Moi aussi il y en as des trucs qui m'énervent. Je n'en parle pas, car je les juge insignifiantes ces choses. Si tu veux tout savoir, moi ça me gosse de seulement pouvoir te voir une fois par semaine. Ça me gosse de pas pouvoir voir mon chum comme tout le monde. Ça me gosse que quand on se voit, on ne sort plus, on étudie.Ça me gosse que tu me dises que je dois faire des efforts pour passer par-dessus le malaise que j'ai avec tes parents, quand je sais pertinemment qu'ils ont dit des choses blessantes à mon propos. Ça me gosse qu'on ne s'offre pas de cadeaux. Ça me gosse. Mais je comprend, et en y réfléchissant bien, je t'aime tellement que ces trucs là je m'en fou comme dans mile et que je suis prête à travailler tout ce que tu me dis.

Je pense que le mot gosser n'est pas approprié pour la suite. Ça me blesse plutôt. Ça me blesse que maintenant tu me reproches ma sensibilité , quand cela fait je ne sais combien de fois que je te le demande si ça te dérange. À ça tu me répondais: «Ben non ma belle, je t'aime comme t'es. Ça fait un an qu'on est ensemble, je commence à bien de connaître». Ça me blesse que tu me dises ça maintenant. Tu le sais que je suis insécure et je travaille tellement fort sur ça, comme t'en as pas idée. Ça me blesse que tu me dises que je ne serai pas apte d'être là pour toi. Ça me blesse, parce qu'une autre chose que tu me reproches, c'est que tu ne sais pas comment réagir quand je pleure. Je vais te le rappeler mon amour, mais les fois où j'étais en mini dépression, comment tu as fait pour me supporter?: tu as pleuré. Tu m'as dit que si je ne prenais pas soin de moi, nous deux ça devrait terminer. Voilà comment tu m'as supporté. Tu m'as dit que de me voir triste comme ça te rendait triste. Ça je ne te l'ai jamais reproché, parce que je comprend ta réaction. Voilà la différence entre toi et moi: Je comprend. Je comprend que tu ne savais pas comment réagir quand j'étais affreusement triste. Je te l'assure, je comprend.

Mais après, quand tu me reproches de pleurer quand tu ne vas pas bien, je ne te comprend plus. Pourquoi quand toi tu ne sais pas comment réagir tu me reproches mes pleurs trop fréquents, mais quand moi ma réaction à tes souffrances est de pleurer, tu me le reproches également.

Voilà pourquoi je t'en veux. J'ai l'impression de ne plus pouvoir être moi-même. Puis-je continuer de me confier à toi? Ou dois-je plutôt l'éviter, de peur que des larmes viennent à mes yeux quand je parle de quelque chose qui me touche?




Monday, November 23, 2015

De l'amélioration

Cela fait un moment que j'ai publié sur ce blog. Pas par manque d'intérêts, ni parce que le problème s'est résolve de lui même. J'ai pris le temps. Chose que je n'avais pas faite depuis longtemps. J'ai pris le temps de m'accorder du temps. C'était ma manière à moi de me dire que j'en valais la peine.

J'ai eu de la difficulté à accepter mon état. Je trouvais absurde de me sentir dans une telle situation de détresse interne, alors que je ne souffrais de «rien». Du moins rien d'apparent. Moi, jeune femme de 19 ans me morfondait à longueur de journée, parce que je me sentais triste, tandis que d'autres n'avaient pas de maison ou bien vivaient dans des conditions de vie atroce. J'avais honte.

Honte parce que, de l'oeil observateur, ma vie va à merveille. La santé, le succès scolaire, un emploi et des relations saines. De quoi pouvais-je me plaindre?

Ma réponse: De perdre cela.

J'avais peur de perdre ma relation amoureuse qui m'apporte un bonheur inconditionnel, pour que la vie m'arrache la santé,… Bref, j'avais peur que mon monde s'effondre.

Tel que mentionné dans ma publication précédente, j'avais prise la décision de consulter un psychologue. Et c'est ce que j'ai fais. 

J'ai parlé, je me suis vidée le coeur, mais pas assez à mon goût. Ma demande est actuellement en traitement et j'ai hâte d'y retourner.
Aujourd'hui, je me suis levée avec une douleur au coeur. Je me sens coincée.  Je m'entretiens et je m'engouffre dans mon problème. Ma relation amoureuse m'angoisse. Je ne veux pas y mettre un terme, parce que j'y tiens plus que tout au monde. Ma peur vient du fait que mon chum me quitte parce que je ne vais pas toujours bien. Qu'il me quitte parce qu'il ne peut plus me supporter. Que ma douleur se transmette à lui, pis que je gâche tout. Tout détruit à cause de mon mal-être que j'ai peine à contrôler. J'ai l'impression de ne pas avoir le droit de ne pas être bien. J'ai l'impression que je suis sous délai. Que si bientôt je ne vais pas mieux, je vais me faire laisser. Puis ça je ne sais pas comment j'y survivrais.

Friday, September 25, 2015

J'ai ouvert ce compte il y a de cela quelques années, dans le but d'exprimer une certaine passion que j'avais autrefois. Des mois se sont écoulés depuis mon dernier article publié. Ma urge d'écrire en cette soirée s'est manifestée en raison d'un certain mal-être que je ressens depuis quelques temps. C'est ce récit que je m'apprête à vous raconter.

Il y a de cela un peu plus d'un mois, deux évènements m'ont affectés énormément, à un point tel qu'ils m'ont bouleversés et m'ont rendus in-fonctionnelle dans le monde dans lequel nous vivons. Le suicide du père d'une de mes anciennes amies et une chicane avec mon copain. En soi, ces deux évènements paraissent totalement déconnectés, mais c'est loin d'en être le cas. Les deux m'ont tristement fait réaliser que la vie, et tout ce qu'elle comprend, était temporaire. Tout va, qu'on le veuille ou non, prendre fin.

Je sais que ce que je viens d'écrire peut paraître vide et oui, bien évidemment, j'étais au courant que l'Homme est un animal mortel. Ce qui m'a d'autant plus attristé est le fait que nous n'avons pas de contrôle sur ce qui nous arrive. Cela m'a effrayé. Je me suis rendue compte que chaque seconde de mon existence avait la capacité d'être la dernière. Puis, avec le second évènement, j'ai réalisé que j'étais vulnérable. Vulnérable, car du jour au lendemain, je pourrais me faire dumper par mon chum et que je ne pourrais rien n'y faire

Le début du malheur

Moi, qui étais auparavant forte et fonceuse, me suis retrouvée à craindre la vie. Craindre qu'elle me blesse en m'enlevant les éclats de bonheur de mon quotidien. Je me suis retrouvée détruite.

J'avais de la difficulté à me rendre à l'Université et suivre mes cours, car j'éclatais en sanglots. Pourquoi je pleurais? Sûrement pas peur. J'avais l'impression de marcher sur un chemin parsemé de bombes et que, d'un instant à l'autre, une d'entre elles allait se déclencher. Quand je voyais mon chum, le même scénario se produisait. En le voyant tout souriant et en réalisant à quel point j'étais bien avec lui, les larmes me montaient aux yeux. Je n'arrivais plus à vivre dans le moment présent, je visualisais un futur avec pessimisme. Je voyais des problèmes là où il n'y en avait pas. À force de vivre de cette manière, j'allais finir par me les créer, ces problèmes-là. J'étais en train de me détruire. Le plus inquiétant dans tout ça, c'est que ce mécanisme d'auto-sabottage, je ne sais toujours pas si c'était fait de façon consciente. Bref, j'étais sur une mauvaise pente.

J'ai parlé avec mon chum et il m'a avoué qu'il pensait que consulter me ferait du bien. J'ai réalisé qu'il avait raison. Je lui ai donc fais la promesse d'aller chercher les ressources nécessaires pour mieux aller. Une de ces ressources est ce blog. L'autre, un psychologue.

J'écris au passé dans ces paragraphes, pas parce que tout ça est désormais derrière moi, mais plutôt parce que j'essaie tant bien que mal de faire partir ces pensées. Je veux être bien à nouveau et je veux transformer l'angoisse de la vie que je ressens en ce moment en rage de vivre. Je veux vivre. Pas par obligation, mais bien par choix.