Friday, September 25, 2015

J'ai ouvert ce compte il y a de cela quelques années, dans le but d'exprimer une certaine passion que j'avais autrefois. Des mois se sont écoulés depuis mon dernier article publié. Ma urge d'écrire en cette soirée s'est manifestée en raison d'un certain mal-être que je ressens depuis quelques temps. C'est ce récit que je m'apprête à vous raconter.

Il y a de cela un peu plus d'un mois, deux évènements m'ont affectés énormément, à un point tel qu'ils m'ont bouleversés et m'ont rendus in-fonctionnelle dans le monde dans lequel nous vivons. Le suicide du père d'une de mes anciennes amies et une chicane avec mon copain. En soi, ces deux évènements paraissent totalement déconnectés, mais c'est loin d'en être le cas. Les deux m'ont tristement fait réaliser que la vie, et tout ce qu'elle comprend, était temporaire. Tout va, qu'on le veuille ou non, prendre fin.

Je sais que ce que je viens d'écrire peut paraître vide et oui, bien évidemment, j'étais au courant que l'Homme est un animal mortel. Ce qui m'a d'autant plus attristé est le fait que nous n'avons pas de contrôle sur ce qui nous arrive. Cela m'a effrayé. Je me suis rendue compte que chaque seconde de mon existence avait la capacité d'être la dernière. Puis, avec le second évènement, j'ai réalisé que j'étais vulnérable. Vulnérable, car du jour au lendemain, je pourrais me faire dumper par mon chum et que je ne pourrais rien n'y faire

Le début du malheur

Moi, qui étais auparavant forte et fonceuse, me suis retrouvée à craindre la vie. Craindre qu'elle me blesse en m'enlevant les éclats de bonheur de mon quotidien. Je me suis retrouvée détruite.

J'avais de la difficulté à me rendre à l'Université et suivre mes cours, car j'éclatais en sanglots. Pourquoi je pleurais? Sûrement pas peur. J'avais l'impression de marcher sur un chemin parsemé de bombes et que, d'un instant à l'autre, une d'entre elles allait se déclencher. Quand je voyais mon chum, le même scénario se produisait. En le voyant tout souriant et en réalisant à quel point j'étais bien avec lui, les larmes me montaient aux yeux. Je n'arrivais plus à vivre dans le moment présent, je visualisais un futur avec pessimisme. Je voyais des problèmes là où il n'y en avait pas. À force de vivre de cette manière, j'allais finir par me les créer, ces problèmes-là. J'étais en train de me détruire. Le plus inquiétant dans tout ça, c'est que ce mécanisme d'auto-sabottage, je ne sais toujours pas si c'était fait de façon consciente. Bref, j'étais sur une mauvaise pente.

J'ai parlé avec mon chum et il m'a avoué qu'il pensait que consulter me ferait du bien. J'ai réalisé qu'il avait raison. Je lui ai donc fais la promesse d'aller chercher les ressources nécessaires pour mieux aller. Une de ces ressources est ce blog. L'autre, un psychologue.

J'écris au passé dans ces paragraphes, pas parce que tout ça est désormais derrière moi, mais plutôt parce que j'essaie tant bien que mal de faire partir ces pensées. Je veux être bien à nouveau et je veux transformer l'angoisse de la vie que je ressens en ce moment en rage de vivre. Je veux vivre. Pas par obligation, mais bien par choix.

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